La prêle ou la reine des reminéralisants

Trésor de la nature, la prêle des champs (Equisetum arvense) est utilisée depuis des siècles pour ses nombreuses qualités thérapeutiques. Pourquoi ? Parce que la prêle est la plante ayant la plus grande teneur en silice qui soit !

La prêle, une richesse exceptionnelle en minéraux et en oligo-éléments

En plus de son abondance en silice (oxyde de silicium), la prêle contient aussi beaucoup de calcium, du potassium, du fer, du manganèse, du magnésium, du sodium, du soufre… Elle se compose aussi de sapanoside, de dérivés flaconiques et de tanins.

 

  • Grâce à sa composition unique, cette plante est reminéralisante, elle agit sur la stimulation de la synthèse du collagène. Ainsi elle renforce les tissus articulaires, les os, les tendons, elle est reconnue comme étant un excellent remède contre l’arthrose ! Avec une réelle action sur le squelette, elle lutte aussi contre l’ostéoporose et les fractures en augmentant la fixation du calcium (dû à la silice).

 

  • La précieuse composition de la prêle a un effet alcalinisant sur le corps, elle renforce le cartilage, les ongles, les cheveux et la peau.

 

  • C’est un remède naturel qui combat les tendinites et aide à la réparation des fractures.

 

  • Diurétique, elle traite les inflammations du système urinaire, combat les calculs rénaux, les cystites et même les crises de goutte. Aussi très efficace en cas de rétention d’eau et d’œdèmes rhumatismaux.

 

  • Elle reconstruit les muqueuses blessées : reins, poumon, vessie, mais aussi bouche, estomac et intestins, utérus et, bien sûr, la peau.

 

  • Grâce à son action astringente et anti-inflammatoires, elle traiterait aussi les troubles de la prostate.

 

  • Elle est aussi hémostatique, ce qui signifie qu’elle augmente le nombre de globules blancs dans le sang.

 

  • D’une grande aide contre l’artériosclérose, elle lutte aussi efficacement contre l’hypertension.

 

  • Régulatrice des menstruations elle combat la rétention d’eau.

 

  • La prêle des champs en application locale sous forme de poudre est d’une grande aide à la cicatrisation, un classique de l’herboristerie traditionnelle.

 

Contre indication : éviter la prêle en cas de gros problèmes cardiaques ou rénaux. Déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes.

 

Comment consommer la prêle ?

  • Sous forme d’extraits secs en gélules, de 300 à 600mg par jour répartis en 3 fois au moment des repas.
  • En décoction ou infusion, à raison d’une tasse  » fois par jour après les repas
  • En ampoule buvable (suivre la posologie indiquée en fonction de sa concentration).
  • Localement sous forme de poudre sur les plaies
  • En macération ou décoction, pour une utilisation en compresse sur la peau notamment sur l’eczéma.

 

Un tour de magie ou ma petite expérience de la prêle

Il y a plus de 15 ans, j’ai une petite boule de graisse qui est apparue au niveau de l’articulation de mon coude. Je suppose un petit morceau de cartilage qui se baladait et a formé cette petite grosseur. A l’époque, un chirurgien de mon entourage m’a assuré que ce n’était rien, qu’il pouvait me l’enlever facilement.

Ayant une peur bleue des hôpitaux j’ai gardé cette anomalie jusqu’à il y a deux semaines. Durant toutes ces années, elle a grossi, puis diminué, s’est quelquefois enflammée, pour ensuite revenir à l’état d’une petite boule de 2 cm de diamètre environ sans jamais disparaitre.

Il y a 3 mois, j’ai décidé de me faire une cure de prêle sous forme de gélule, ceci pour la consolidation des os et du cartilage mais aussi pour renforcer la fixation du calcium. Etant en pré-ménopause, souhaitant plutôt prévenir que guérir, il me semble important de solidifier les os avant de vieillir 🙁 !

J’ai pris 1 mois de gélules, (300mg/jour) puis j’ai fait une pause de quelques semaines et ai ensuite pris des infusions de prêle 3 fois par jour. Et bien figurez-vous que ma petite boule de graisse au coude a totalement disparu ! Merci la prêle, oh merci ! Car elle devenait gênante, m’angoissait quand parfois elle grossissait… Mais elle est bien partie : adieu

Je ne suis pas prête d’oublier cette plante et suis convaincue de ses bienfaits !

 
La prêle dans la nature

Telle une mauvaise herbe invasive, à l’allure de rameau aux tiges vert tendre, surnommée queue de cheval, elle est l’ennemie des jardiniers. Pourtant, elle est utilisée pour lutter naturellement en culture biologique contre certaines maladies des plantes comme le mildiou sur les fruits ou légumes, l’oïdium sur les rosiers, elle éloigne aussi la rouille et les insectes nuisibles (pucerons, araignées). Elle aide également les arbres fruitiers contre : la cloque du pêcher, la tavelure, et la moniliose (maladie fongique).

Et vous connaissez-vous cette plante ? L'avez-vous déjà utilisée ?
Green & Clean is the Future
Prêle des champs

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  1. Ah ma Vero, j’apprends que ta petite boule a disparu !
    Patrick rapportait parfois de la prêle poussant dans des fossés loin de chez nous pour faire du purin de prêle. Contrairement à Annie, ça ne pousse pas dans notre jardin !

    Je sais que ta journée a été particulièrement dure, repose-toi bien, je t’embrasse fort

  2. Je connais la prêle pour l’avoir vue envahir le petit bout de jardin devant notre maison aux Pays-Bas. Et j’ai bien compris qu’elle était plus têtue que moi! Une raison de plus d’être heureuse d’avoir quitté cette maison 😉 La lutte était inégale!
    Je n’en ai jamais pris en gélules ou tisane… Je me dis que ce serait peut-être bien mais je suis incapable de régularité 3 fois par jour. Si elle est hémostatique, c’est peut-être plus les globules rouges ou les plaquettes que les globules blancs dont elle fait monter le taux?
    En tout cas, super pour la petite boule de graisse disparue!
    Et j’en profite pour vous souhaiter une bonne année.