L’Artemisia ou la plante qui guérit mais qui dérange…

L'Artemisia ou la plante qui guérit mais qui dérange...

Avez-vous déjà entendu parler de L’ARTEMISIA ? C’est une plante qui guérit du paludisme et ce avec une simple tisane ! Difficile à croire sachant qu’environ 500 000 personnes par an meurent de ce terrible fléau. L’artemesia croise mon chemin depuis quelques mois avec son histoire, son combat et ne cesse de m’interpeler.

L’artemisia est une armoise de la famille des Asteraceae qui compte plus de quatre cent quatre-vingts variétés. Mais c’est de l’artemisia annua et de l’artemisia afra dont je vais vous parler. L’artemisia annua est originaire de Chine, l’afra est l’armoise africaine.

Soignés et guéris de la malaria grâce à de la tisane d’artemisia

 

Aux début des années 2000, l’écrivain et aventurier Alexandre Poussin et sa femme Lucile effectuent un trek et traversent toute l’Afrique à pied. Lors de ce magnifique voyage, ils sont tour à tour touchés par le paludisme. Ils sont soignés la 1ere fois par un dérivé d’armoise annua. Mais Alexandre rechute quelques semaines plus tard encore plus gravement et frôle la mort. C’est dans une mission protestante américaine en Ethiopie que le médecin le sauvera grâce cette fois à 3 litres de tisane d’artemisia qui le remirent sur pied en 48h seulement.

En 2012, le couple raconte leur guérison à leur amie Lucile Cornet-Vernet, et c’est de là que naît le projet fou de créer une association pour répandre l’artemisia en Afrique.

 

Pourquoi un projet fou ?

Parce que la plante est interdite en France (et en Belgique). Interdite par les autorités sanitaires, comme beaucoup d’autres plantes d’ailleurs. Et le pire est que les groupes pharmaceutiques et l’OMS refusent de donner l’autorisation d’utiliser de l’artemisia. Pourtant les populations les plus touchées par cette terrible maladie sont pour la plupart très pauvres et les thérapies actuelles (les ACT) sont au-dessus de leurs moyens.

C’est contre vents et marées que Lucile Cornet-Vernet, Alexandre Poussin, des professeurs et médecins ont soulevé des montagnes afin de faire de leur rêve une réalité : « que chaque habitation africaine ait son plant d’artemesia dans son jardin« , afin de prévenir, soigner voire éradiquer cette pandémie.

Leurs combats chargés d’embuches a été tout d’abord de récolter des fonds afin de pouvoir répartir des graines, planter, former, répandre l’information, distribuer plants et tisanes. Petit à petit une première maison de l’artemesia a été créée, puis elles se sont multipliées dans toute l’Afrique afin d’être le point d’entrée de référence pour répandre efficacement le remède dans chaque pays. Il y en a aujourd’hui 42 en Afrique et 10 autres en construction à travers le monde.Une stratégie cachée qui aujourd’hui on peut le dire a gagné !

Regardez ce petit documentaire de Lucile Cornet Vernet qui résume très bien la situation : 

Un peu d’histoire…

 

En Chine cette plante est utilisée depuis des millénaires pour soigner les infections parasitaires et les fièvres. On retrouve sa trace dans des textes anciens de la médecine chinoise pour lutter contre le paludisme et autres maladies.

Lors de la guerre du Vietnam, les soldats Vietnamiens mouraient par centaines de la malaria (autrement appelé paludisme). C’est alors que le gouvernement Nord Vietnamien fît appel aux Chinois, suppliant de trouver un remède. C’est une Chinoise du nom de Youyou Tu qui redécouvrit, grâce aux écrits ancestraux, les vertus de l’artemesia. Elle préconisa ce remède sous forme de plante macérée dans de l’eau aux soldats communistes. Ce traitement fut d’une efficacité inattendue et les troupes Viet-Cong furent rapidement guéries.

Les américains étaient alors soignés avec un dérivé de la célèbre quinine, soin bien connut à l’époque mais qui devient rapidement inefficace dû aux résistances qui se développaient à vitesse grand V.

 

Autour des remèdes et de la recherche

 

Pourtant l’incroyable révélation de l’efficacité de l’artemesia ne traversa pas les frontières, elle resta en Asie, en particulier en Chine où Youyou Tu continua ses recherches sur la plante miraculeuse. C’est en 1972 que la molécule d’artémisinine est extraite de la plante permettant de faire des médicaments antipaludéen. Dénigrée par l’Occident, l’artémisinine ne fût mondialement connue qu’en 1981, date à laquelle les laboratoires pharmaceutiques en fabriquèrent des dérivés synthétiques. Malheureusement les moustiques s’adaptèrent encore, des résistances apparurent rendant les thérapies à nouveau inefficaces.

C’est alors qu’une combinaison de molécules synthétiques associées à l’artémisinine fît son apparition sur le grand marché mondial du paludisme. Elle donna naissance à de nombreux médicaments antipaludéens appelés « ACT » (Artemisinin-based Combination Therapy). Mais après quelques années de gloire, de nouvelles résistances apparurent encore et les virulents insectes s’adaptèrent rendant ces remèdes de moins en moins actifs, avec des risques d’effets indésirables parfois lourds. Pourtant il reste à ce jour le traitement préconisé par l’OMS, administré à titre préventif ou pour soigner la malaria.

 

Le courage et la détermination de l’association française « La Maison de l’Artemisia »

 

L’efficacité de la tisane d’Artemisia annua ou afra sur le paludisme simple a été prouvée grâce à deux études scientifiques réalisées aux normes internationales. Cette reconnaissance est en train d’améliorer la vie de millions de personnes. Le problème reste pourtant encore la puissance des lobbies pharmaceutiques pour accélérer et étendre le projet au monde entier. On ne peut pas accepter que des habitants de pays pauvres se soignent avec des médicaments cinq fois plus chers qu’une tisane qui guérit…

Si le sujet vous intéresse, regarder ce film « Malaria Business » ci dessous :

Je vous invite aussi à lire le récit édifiant de Lucile Cornet-Vernet « Artemisia une plante pour éradiquer le paludisme » aux éditions Domaine du possible. Vous pouvez aussi consulter le site internet « La Maison de l’artemisia ici »

J’ai une immense admiration pour ces gens qui s’engagent pour sauver le monde !

Les médecines alternatives n’ont pas bonne presse dans notre monde. L’histoire de l’artemisia en est la preuve concrète.

Green & Clean is the Future
Girafes

1 commentaire sur “L’Artemisia ou la plante qui guérit mais qui dérange…

  1. Oh la la, une fois de plus la diversité est à préserver pour notre sauvegarde !
    Ton enquête rappelle qu’il faut s’informer par nous-mêmes. Les spécialistes sauvent maintes vies mais parfois des solutions bien plus sobres existent. L’interdiction de commercialiser des centaines de plantes médicinales en France n’est pas normale. Elles ne sont pas anodines, il faut être prudent, mais elles peuvent si bien guérir !!!

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